Le bon et le mauvais consensus

Bon et mauvais consensus

Bon et mauvais consensus

Dans le cadre de la réalisation d’un projet, il est rare que le chef de projet arrive à emporter systématiquement l’unité sur ses décisions. De même, il est encore plus rare qu’il puisse systématiquement mettre en oeuvre tous ses choix et toutes ses orientations sans aucune opposition de qui que ce soit.

Que ce soit au niveau fonctionnel, au niveau technique ou au niveau des autres éléments du projet, il y aura des moments où il faudra que le chef de projet tranche entre des avis et des attentes différentes.

Dans ce cas, soit une idée se détache et s’impose à tous ; que celle-ci provient du chef de projet ou d’une autre personne participant au projet. Soit il faudra trancher et ce sera aux personnes qui ont toute autorité sur le projet de le faire. Soit il faudra essayer de trouver une position commune et c’est là qu’entre en jeu le consensus.

Lorsque plusieurs idées différentes sont présentées, le principe du consensus et de trouver le meilleur moyen pour concilier l’ensemble de ces idées dans une idée commune tout en gardant à l’esprit les contraintes de délai, de coûts et de qualité qui s’imposent au projet.

Mais, dans la définition d’un consensus, il y a les bons et les mauvais consensus.

Un bon consensus c’est une idée bien définie et bien claire qui permet de prendre en compte un maximum d’intérêts présentés à travers les différentes idées des uns et des autres. C’est aussi une idée qui sera respectée et suivie par tous. Si un bon consensus de base n’est pas suivi par toutes les personnes associées au projet, cela finit bien souvent comme un mauvais consensus. Un bon consensus peut intervenir sur tous les domaines d’un projet.

Un mauvais consensus est une idée qui est mal définie qui a été établie pour éviter un conflit, mais qui ne permet pas d’apporter une réponse au problème initial. Un mauvais consensus se repère généralement très rapidement dans le sens où il ne donne satisfaction à personne et où il est, souvent, remis en cause dès le lendemain de sa validation.

Les effets d’un mauvais consensus sont nombreux et sont souvent important sur un projet dans le sens où il peut mettre entraîner des délais ou des coûts supplémentaires ou même il peut entraîner des résultats de mauvaise qualité. Au final, un mauvais consensus a toujours des effets très négatifs sur un projet et sur les personnes qui sont impliquées sur le projet, car il entraîne des dysfonctionnements, des insatisfactions et des tensions entre les personnes.

Dans les mauvais consensus, on trouve aussi l’idée définie de manière suffisamment large pour que tout le monde puisse s’y retrouver et que chacun puisse avoir sa propre interprétation. De cette manière, en cas de problème, chacun peut dire qu’il a suivi les consignes. Ceci permet de ne pas avoir de coupable à désigner en cas de problème en contrepartie de relations humaines très dégradées entre les différentes personnes impliquées dans le projet. C’est en fait typique du non-choix qui risque d’entraîner un projet dans la spirale infernale de l’échec.

Enfin, si dans un projet, on doit faire des consensus quasiment systématiquement pour chaque point du projet, c’est que les besoins n’étaient pas clairement exprimés au démarrage du projet ou que le projet n’a pas été lancé dans une période propice à sa réalisation. Si c’est le cas, il vaut mieux stopper le projet, car celui-ci sera certainement un échec ou alors les coûts, les délais ou la qualité ne seront pas respectés et de très loin.

Pour conclure, dans l’élaboration d’un consensus, il faut retenir un certain nombre de règles :

  • Un consensus doit répondre à un problème sur lesquels il existe des avis divergents.
  • Un consensus doit traiter le problème et être défini très clairement de manière à ne pas laisser cours à la moindre interprétation.
  • Un consensus doit systématiquement tenir compte de toutes les contraintes de délai, de coûts et de qualité du projet.
  • Un consensus doit être trouvé rapidement, lorsqu’un problème apparaît, car sans traitement, un problème devient un risque pour un projet et tout risque non ou mal géré peut entraîner l’échec du projet.
  • On ne peut quasiment jamais trouver un consensus qui puisse satisfaire tout le monde ce n’est donc pas un objectif à recherche dans un consensus.
  • Un consensus doit être suivi par tous et les personnes qui ont l’autorité doivent l’imposer à tous si nécessaire.
  • On ne doit jamais revenir en arrière sur un consensus sauf si des éléments importants surviennent pouvant avoir un impact sur les décisions prises initialement sur le consensus.
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